Dans cet épisode, Nancy Nem Tayou revient sur Nobody’s Violence (Violence du corps de l’autre), le tout nouveau long métrage très attendu du cinéaste québécois Denis Côté. À travers le périple silencieux d’une passeuse de mort incarnée par la magistrale Larissa Corriveau, le réalisateur plonge dans les zones grises de la finitude humaine et du fardeau d’un métier qui use l’âme. Si la charge émotionnelle et la beauté brute du 16 mm frappent juste, les détours narratifs et les ruptures de ton laissent le public partagé. Entre fulgurances poétiques et déroutantes ellipses, que reste-t-il de cette fresque existentielle ? Nancy partage son regard sans filtre sur une œuvre audacieuse dont on espérait peut-être un fil conducteur plus affirmé.


